Emploi : le rôle du Conseil Consulaire dans la circonscription.

Emploi : le rôle du Conseil Consulaire dans la circonscription

Le Conseil consulaire joue un rôle très méconnu par le Français établi hors de France bien que celui-ci soit primordial en termes d’employabilité et de formation professionnelle. Raison de plus alors de d’y pencher.

Une création relativement récente

La loi n°2013-659 du 22 juillet 2013 définit les instances représentatives des Français établis hors de France que sont les conseils consulaires et l’Assemblée des Français de l’étranger.

Auprès de chaque ambassade pourvue d’une circonscription consulaire et de chaque poste consulaire, un conseil consulaire est chargé de formuler des avis sur les questions consulaires ou d’intérêt général, notamment culturel, éducatif, économique et social, concernant les Françaises et les Françaises établis dans la circonscription.

Une composition ciblée et pertinente

Autour des thèmes de l’employabilité et de la formation professionnelle, le conseil regroupe les compétences au sein de sa circonscription. Il se compose du conseiller social, du chef du service économique, de la direction de la mission économique et des conseillers élus. Les représentants des associations ou d’organismes d’insertion professionnelle locaux, voire même des associations nationales reconnues d’utilité publique en France renforcent cette composition.

Seuls le président du conseil consulaire et les conseillers des Français de l’Étranger, membres de droit en vertu de l’article 3 de la loi du 22 juillet 2013 susvisée, ont voix délibérative

Un rôle très loin d’être passif

Ce rôle est clairement spécifié dans le décret n°2014-144 du 18 février 2014.

Le conseil consulaire reçoit périodiquement des informations concernant l’implantation locale des entreprises françaises ou de leurs filiales et leur activité. Il est informé des dispositifs d’aide prévus par la législation et la réglementation françaises. Il émet toute proposition tendant à améliorer la situation professionnelle des Français établis dans la ou les circonscriptions consulaires relevant de sa compétence et leur réinsertion en France.

Il est saisi pour avis des projets de répartition des crédits et moyens destinés à favoriser l’emploi et la formation professionnelle des Français de la circonscription.

De la théorie à la pratique

La France a toujours gardé un lien fort avec ses ressortissants établis hors du territoire national. Ils sont considérés comme des partenaires de la France et sont souvent consultés pour des remontées d’information ou pour promouvoir l’image de la France. Il s’agit ainsi d’une forte contribution à la chaîne de la valeur si chère à la République.

Il est alors clair que le principe de subsidiarité prévaut. Ce sont les acteurs de proximité, les élus, les associations qui savent au mieux comment faire vivre le tissu social. Même si l’État joue un rôle non négligeable d’information et d’organisateur de synergies, ce sont les acteurs locaux qui, à force de tâtonner, élaborent des modèles de fonctionnement pérennes et efficaces.

Les interactions ne sont efficaces que dans des échanges gagnant-gagnant sur le terrain.

De cette évidence, le rôle du conseiller des Français de l’Étranger au sein du conseil consulaire pour l’emploi devient primordial. Il lui revient entre autres de fédérer les actions et les initiatives tout comme de bâtir la transparence.

Le prochain scrutin du 30 mai 2021 marquera un changement majeur dans le mode de fonctionnement du Conseil consulaire puisque sa présidence sera assurée par un des Conseillers des Français de l’Étranger élus dans la circonscription. Cette présidence est donc loin d’être symbolique les nouvelles dispositions accroissent considérablement le rôle de ces élus et permettent de les responsabiliser.

Une raison de plus alors de participer au scrutin de vos Conseillers des Français de l’Étranger du 30 mai prochain !

Crédit image : Gerd Altmann de Pixabay

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